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Microsoft va dissocier Teams et Microsoft 365 au niveau mondial

Pour clarifier son offre, Microsoft a pris la décision de dissocier son service Teams et Microsoft 365, au niveau mondial. Ainsi, cette particularité n’est plus spécifique à l’Europe. Faisons le point sur ce changement !

Depuis le dernier trimestre de l’année 2023, Microsoft commercialise des abonnements avec ou sans Teams pour sa suite Microsoft 365, dans le but de satisfaire une demande de la Commission européenne. Néanmoins, jusqu’ici, ceci concernait uniquement les utilisateurs situés dans l’Espace économique européen et en Suisse.

Désormais, à l’échelle mondiale, Microsoft Teams devient un produit autonome qu’il faut payer en supplément de l’abonnement Microsoft 365. Il n’y aura plus de cette différence entre l’Europe et le reste du monde, et c’est tant mieux, car ceci permet de clarifier l’offre au niveau mondial. Les nouvelles options permettent d’acheter des abonnements à Microsoft 365 sans Teams, ainsi que la possibilité de payer un abonnement pour une version autonome de Teams.

« Ce faisant, nous répondons également aux commentaires de la Commission européenne en offrant aux entreprises multinationales plus de flexibilité lorsqu’elles souhaitent standardiser leurs achats à travers les différentes zones géographiques.« , a précisé un porte-parole de Microsoft au site Windows Report.

Si vous n’utilisez pas Microsoft Teams, ceci vous permet de souscrire à un abonnement Microsoft 365 sans ce service, ce qui permet d’économiser quelques euros par mois et par utilisateur. D’ailleurs, ces quelques euros par mois pourront être utilisés pour payer un autre service, tel que Slack, puisque c’est aussi l’idée de départ : laisser plus de liberté aux organisations et aux utilisateurs. Slack avait porté plainte auprès de la Commission Européenne à ce sujet.

En principe, cette nouvelle offre commerciale globale est entrée en vigueur depuis le 1er avril 2024. Vous pouvez consulter les tarifs des abonnements Microsoft 365 sans Teams sur cette page du site Microsoft.

Reboot Windows Server avec la mise à jour de mars 2024

Depuis plusieurs jours, le sujet affole les administrateurs systèmes : la mise à jour de mars 2024 pour Windows Server fait planter les contrôleurs de domaine à cause d’une fuite mémoire liée au processus LSASS. Microsoft vient à la rescousse de ses utilisateurs grâce à un correctif qui corrige le problème ! Voici ce qu’il faut savoir !

Rappel : les serveurs se figent et redémarrent suite à l’installation de la mise à jour de mars 2024 pour Windows Server (Windows Server 2022, Windows Server 2019, Windows Server 2016 et Windows Server 2012 R2). Ce problème a été constaté sur les contrôleurs de domaine Active Directory. Assez rapidement, Microsoft a confirmé l’existence de ce problème étant à l’origine d’une fuite de mémoire extrême pouvant faire planter le processus LSASS. L’entreprise américaine a également confirmé que les mises à jour publiées le 12 mars 2024 à l’occasion du Patch Tuesday étaient à l’origine de ce dysfonctionnement.

Le vendredi 22 mars 2024, Microsoft a publié de nouvelles mises à jour en urgence pour venir en aide aux administrateurs systèmes et aux organisations impactées. En effet, jusqu’ici, la seule « solution » était de ne pas installer la mise à jour cumulative, ou de la désinstaller afin de revenir en arrière.

La liste des correctifs de Microsoft

Voici la liste des correctifs proposés par Microsoft :

Au sein de l’article de support qui accompagne chaque mise à jour, Microsoft précise : « La fuite de mémoire se produit lorsque les DC Active Directory sur site et dans le Cloud traitent les demandes d’authentification Kerberos. Cette fuite importante peut entraîner une utilisation excessive de la mémoire. De ce fait, LSASS peut cesser de répondre, et les DCs redémarreront lorsque vous ne vous y attendez pas.« 

Vous devez installer cette mise à jour sur les contrôleurs de domaine Active Directory concernés par le bug lié à la mise à jour de mars 2024. Il n’est pas nécessaire d’installer la mise à jour de mars 2024, puis celle-ci ensuite, puisqu’il s’agit d’une mise à jour cumulative : installez directement celle-ci, dans tous les cas, et Windows Server installera uniquement ce dont il a besoin.

Proton Mail lance son application pour Windows, macOS et Linux

L’entreprise suisse Proton a annoncé deux nouvelles applications pour les utilisateurs de Windows et macOS. La version pour Linux est en bêta. Voici ce qu’il faut savoir sur ces nouveautés !

Dès aujourd’hui, une application de bureau est désormais disponible pour tous les utilisateurs Windows et macOS. Ces applications prennent en charge Proton Mail et Proton Calendar, c’est-à-dire le service de messagerie électronique et le service de calendrier de Proton. Afin de couvrir l’ensemble des plateformes principales, Proton travaille également sur une version pour Linux : elle sera bientôt disponible puisqu’elle est en version bêta.

Ces applications permettront aux utilisateurs de recevoir automatiquement les dernières mises à jour et fonctionnalités. Par exemple, Proton a amélioré la mise en cache des éléments, pour qu’un plus grand nombre d’e-mails soit mis en cache, pour un accès hors ligne simplifié. 

Ce client de messagerie officiel développé par Proton évite d’installer Proton Mail Bridge couplé à Outlook ou Thunderbird pour profiter de ces e-mails dans un client de messagerie. Toutefois, sachez que ces nouvelles applications ne sont pas accessibles à tous les utilisateurs : vous devez disposer d’un abonnement payant pour en profiter.

Proton en profite pour mettre en avant le fait que ses solutions sont sécurisées et respectueuses de la vie privée des utilisateurs : « Le chiffrement de bout en bout de Proton Mail et Proton Calendar signifie que personne, pas même Proton, ne peut accéder aux données, aux e-mails et aux rendez-vous du calendrier des utilisateurs.« 

Un catalogue d’applications qui s’étoffe

Ce ne sont pas les premières applications de bureau proposées par Proton, puisque dernièrement, il y a déjà eu le lancement des applications Proton Drive et Proton Pass. Il s’agit du service de stockage en ligne et du gestionnaire de mots de passe de Proton.

« Cela fait suite au lancement réussi des applications desktop de Proton Drive et Proton Pass. Il s’agit d’une étape importante pour offrir aux utilisateurs le choix sur la manière dont ils souhaitent protéger leurs données, tout en leur permettant d’être aussi productif que possible.« , peut-on lire dans le communiqué de presse officiel.

Broadcom a mis fin à la version gratuite de VMware ESXi !

Une nouvelle information vient de tomber et nous n’allons pas nous en réjouir : Broadcom vient de mettre fin à la version gratuite de l’hyperviseur VMware ESXi ! Voici ce qu’il faut savoir.

Broadcom continue de faire du ménage et d’opérer des changements importants chez VMware, notamment pour restructurer l’offre commerciale de l’éditeur américain. Il y a quelques semaines, Broadcom a mis fin aux licences perpétuelles pour 56 produits VMware, afin de basculer sur un nouveau modèle avec des abonnements.

Cette fois-ci, c’est la version gratuite de VMware ESXi, l’hyperviseur bare-metal de VMware, qui est concerné. Broadcom a mis en ligne cette information en publiant une simple page de support intitulée : « Fin de la disponibilité générale de l’hyperviseur vSphere gratuit (ESXi 7.x et 8.x)« . La version gratuite d’ESXi va disparaître et VMware ne propose pas d’alternative (mais il y en a chez les concurrents) : « Malheureusement, aucun produit de substitution n’est actuellement proposé.« 

Cette version gratuite, bien qu’associée à un ensemble de restrictions, notamment parce qu’elle ne pouvait fonctionner que sur un nombre limité de cœurs de CPU et de mémoire RAM, était tout de même appréciée et très populaire. En effet, elle permettait de faire des tests facilement ou d’avoir un environnement de développement basé sur l’hyperviseur VMware. Au-delà de ça, cette version gratuite avait également sa place dans les petites et moyennes entreprises… là où les besoins sont limités.

Bien que cette version gratuite ne soit plus disponible, vous avez toujours l’opportunité de télécharger une version d’essai de la solution VMware ESXi. Si vous utilisez « VMware ESXi Free » en production, vous allez devoir passer à la caisse ou envisager une migration vers une solution tierce. Broadcom espère surement que certaines entreprises vont basculer sur sa nouvelle offre VMware vSphere Foundation.

N’oublions pas que Broadcom a investi 61 milliards de dollars pour racheter VMware. Désormais, c’est évident qu’il y a une volonté de rentabiliser cet investissement le plus rapidement possible…

AWS facture l’utilisation des adresses IPv4 publiques

Depuis le 1er février 2024, les clients d’Amazon Web Services (AWS) doivent payer pour utiliser des adresses IPv4 publiques. Pour Amazon, c’est l’occasion d’empocher plusieurs centaines de millions de dollars…

Amazon a trouvé un nouveau moyen de gagner beaucoup plus d’argent sans que ce soit réellement significatif pour les clients d’AWS : facturer l’utilisation des adresses IPv4 publiques, utiles et indispensables pour de nombreux services. En effet, l’été dernier, Amazon avait annoncé qu’à partir du 1er février 2024, les adresses IPv4 publiques allaient être facturées ! Ceci s’applique à toutes les régions AWS et aux différents types de ressources, notamment les instances EC2 et les noeuds EKS.

Concrètement, une adresse IPv4 publique est facturée 0,005 dollar HT par heure, soit un demi-centime de dollar par heure. Sur une année complète, cela représente 43,80 dollars HT. Du côté de Microsoft Azure, c’est déjà facturé aux clients, et le tarif peut varier de 0,0036 dollar HT de l’heure à 0,005 dollar HT de l’heure.

D’après Andree Tonk, ingénieur en infrastructure chez Cisco, le fait de facturer l’utilisation des adresses IPv4 publiques va rapporter très gros à Amazon. Il estime qu’AWS va engranger entre 400 millions de dollars et 1 milliard de dollars supplémentaire par an, uniquement via ce service. Pour effectuer cette estimation, il s’est appuyé sur trois informations :

  • Le nombre d’adresses IPv4 publiques détenues par AWS, environ 132 millions
  • Le nombre d’adresses IPv4 publiques utilisées par les clients AWS, à partir d’un fichier avec 79 millions d’adresses IPv4 publiques
  • Le tarif annuel de 43,80 dollars HT

Il a fait une estimation relativement prudente en partant du principe que seulement 10% des adresses IPv4 publiques étaient utilisées, soit 7,9 millions, ceci représente tout de même 346 millions de dollars par an.

L’objectif d’Amazon est d’inciter ses clients à être plus économe dans la consommation des adresses IPv4, puisque c’est en quelque sorte une ressource rare (nous le savons depuis longtemps). La « solution » consiste à passer sur des adresses IPv6.

Google et Yahoo! imposent l’utilisation de SPF, DKIM et DMARC

Des règles différentes selon la quantité d’e-mail envoyés par jour

Il faut savoir que les règles ne seront pas les mêmes selon si vous envoyez moins de 5 000 e-mails par jour ou plus de 5 000 e-mails par jour. Nous parlons bien de 5 000 e-mails envoyés à partir du même nom de domaine principal, et éventuellement à partir des sous-domaines.

Autrement dit, vous devriez faire attention si vous envoyez une newsletter à plusieurs milliers de personnes, ou si vous envoyez beaucoup d’e-mails à vos clients (via un site de e-commerce, par exemple).

Moins de 5 000 e-mails envoyés par période de 24 heures

Vous devez authentifier vos e-mails avec SPF et/ou DKIM, tout en utilisant une connexion sécurisée pour émettre vos e-mails (TLS). Tous les domaines et adresses IP utilisées pour émettre des e-mails doivent avoir un enregistrement DNS de type « PTR » (reverse) correctement configuré.

Vous devez également maintenir votre taux de plaintes pour spam inférieur à 0,10%, tout en évitant absolument qu’il dépasse 0,30%. Google vous invite à utiliser son outil Google Postmaster Tools pour assurer ce suivi.

Google précise également que les e-mails doivent être dans un « format correct », c’est-à-dire qu’il faut respecter la RFC5322. Ce qui implique que vous ne devez pas manipuler l’en-tête « from: » de vos e-mails : n’envoyez pas un e-mail à partir d’un domaine en utilisant un serveur légitime pour un autre domaine.

Plus de 5 000 e-mails envoyés par période de 24 heures

Vous devez respecter toutes les règles listées ci-dessus, et en tant que « gros expéditeur », vous devez respecter des exigences supplémentaires ! Vous devez absolument configurer SPF et DKIM pour l’authentification des e-mails, et vous devez configurer DMARC à minima en mode surveillance, c’est-à-dire sans réel impact et avec une politique définie sur « p=none » (dans un premier temps).

En complément, vous devez faire en sorte d’envoyer uniquement des e-mails qui ont réellement de l’intérêt, et pour tous les e-mails de type « newsletter » ou associé à « un abonnement », vous devez faire intégrer un bouton qui permet de se désinscrire en une clic. « Vous ne devriez pas avoir à faire des pieds et des mains pour ne plus recevoir de messages indésirables d’un expéditeur particulier. Il devrait suffire d’un clic.« , peut-on lire sur le site de Google.

Pour en savoir plus, je vous recommande de lire cette documentation de Google :

Comment effectuer la mise en œuvre ?

C’est bien gentil tout ça… Mais comment ça fonctionne ? Comment effectuer la configuration ? Au niveau de la configuration, cela dépend de votre situation et de vos besoins : utilisez-vous Google Workspace, Microsoft 365, AWS, ou encore un serveur de messagerie on-premise ? Peut-être même que vous utilisez en complément un service d’e-mailing ? Sachez que la méthode de configuration ne sera pas la même d’un service à l’autre.

Par contre, ce qui est important au-delà de l’implémentation, c’est de bien comprendre l’intérêt de SPF, DKIM et DMARC. Pour cela, nous avons mis en ligne un article et une vidéo à ce sujet (avec la présentation d’outils gratuits pour vous aider), en plus d’un tutoriel déjà en ligne depuis quelque temps et qui s’adresse aux administrateurs de Microsoft 365.

Microsoft Teams : deux pannes en trois jours, que s’est-il passé ?

Du côté de Microsoft Teams, cette nouvelle semaine débute comme la fin de la précédente : c’est-à-dire mal, car en l’espace de trois jours, certains utilisateurs de Teams ont fait face à deux pannes ! Que s’est-il passé ? Voici ce que l’on sait !

Première panne : vendredi 26 janvier 2024

Vendredi 26 janvier 2024, en fin de journée, Microsoft Teams a connu une première panne mondiale qui a affecté les utilisateurs un peu partout dans le monde, notamment en Amérique du Nord, en Europe, en Afrique et au Moyen-Orient. Ce problème était lié au réseau, et il a eu pour conséquence un impact sur une partie de l’infrastructure de bases de données utilisées par plusieurs API de chez Microsoft.

Du côté des utilisateurs, ce problème a été à l’origine de plusieurs dysfonctionnements : impossible de se connecter au serveur ou d’ouvrir une session, les messages Teams qui ne partent plus, etc…

Les équipes de Microsoft ont passé du temps sur cette panne puisque le problème a été résolu environ 12 heures plus tard. D’ailleurs, certains utilisateurs ont rencontré des perturbations encore pendant plusieurs heures après la résolution du problème. En France, nous pouvons constater qu’il y a eu des signalements sur le site Down Detector :

Deuxième panne : lundi 29 janvier 2024

Ce lundi, en plein milieu de journées, une nouvelle panne a touché les utilisateurs de Microsoft Teams. Cette fois-ci, les utilisateurs européens semblent épargnés puisque la panne affecte plutôt les utilisateurs situés en Amérique du Nord, au Canada et au Brésil, comme le précise ce tweet de Microsoft.

Effectivement, si l’on se réfère au site Down Detector une nouvelle fois, nous pouvons constater énormément de signalements aux États-Unis depuis quelques heures :

Microsoft Teams - Panne lundi 29 janvier 2024

Comme pour la première panne, les utilisateurs signalent des problèmes de connexion à Teams, mais également pour envoyer et recevoir des messages où il y a un délai inhabituel. Ceci est visible aussi bien sur mobile que sur desktop.

Les utilisateurs concernés peuvent suivre l’évolution de ce problème à partir du portail d’administration Microsoft 365, grâce à l’ID « TM710900« . Pour le moment, Microsoft travaille toujours à la résolution du problème et son origine n’est pas indiquée.

Veeam s’intéresse de près à la sauvegarde des Proxmox !

Les mouvements opérés chez VMware dernièrement semblent inquiéter les utilisateurs, mais également le géant de la sauvegarde Veeam ! En effet, du côté de Veeam des tests sont en cours afin de travailler sur un outil de sauvegarde pour Proxmox, une alternative à VMware ESXi.

Rappel du contexte : chez VMware, la fin d’année 2023 a été mouvementée puisque l’entreprise américaine a été rachetée par Broadcom, ce qui a eu immédiatement plusieurs conséquences : une réorganisation interne et du catalogue produit, une vague de licenciements, et un changement sur le fonctionnement du licensing avec la fin des licences perpétuelles pour une grande partie des produits VMware. Ceci n’est pas rassurant pour les clients de VMware, mais également pour les partenaires de l’entreprise américaine.

Sur le marché, il y a plusieurs solutions alternatives aux produits VMware, notamment à l’hyperviseur VMware ESXi. Nous pouvons citer la solution Hyper-V de chez Microsoft, la solution open source Proxmox, XCP-ng, ainsi que d’autres alternatives comme chez Nutanix.

Source : proxmox.com

Veeam travaille sur une solution de sauvegarde pour Proxmox

Proxmox semble intéresser Veeam qui aimerait bien proposer une solution de sauvegarde professionnelle aux utilisateurs de cet hyperviseur, à en croire un message posté par Anton Gostev, chef produit de Veeam, sur le forum officiel.

« Nous menons des recherches et réalisons des prototypes autour de Proxmox pour voir ce qu’il est possible de faire en matière de sauvegarde. », peut-on lire. Anton Gostev en profite même pour poser quelques questions pour en savoir plus sur les attentes des utilisateurs et sur le fonctionnement des sauvegardes avec Proxmox.

Même s’il existe déjà la solution Proxmox Backup Server, l’éditeur Veeam pourrait proposer une solution de sauvegarde pour Proxmox dans les mois à venir. Ceci pourrait être une façon d’accompagner, et de conserver, les clients de Veeam actuellement sur du VMware et qui pourraient migrer vers Proxmox.

Veeam en a profité pour annoncer également une prise en charge d’Oracle Linux KVM (suite de Red Hat Virtualization) dans la prochaine version de sa solution de sauvegarde « Veeam Backup for Red Hat Virtualization » qui sera renommée à cette occasion.

Récemment, Veeam a également publié Veeam Backup & Replication 12.1, une version avec de nouvelles fonctionnalités pour lutter contre les cyberattaques.

80% des entreprises françaises utilisent des solutions open source

Il y a quelques jours, une étude nommée Open Source Monitor France 2023 a été publiée et elle nous donne quelques indicateurs clés quant à l’usage des solutions open source en France. Voici ce qu’il faut retenir.

Le cabinet Markess by Exaegis a mis en ligne les résultats d’une enquête dont il était en charge suite à l’initiative lancée par le CNLL, Numeum le pôle Systematic Paris-Region. Cette enquête a été menée auprès de 608 organisations de plus de 20 employés au cours des 2ème et 3ème trimestres 2023.

Le premier enseignement qu’il faut tirer, c’est que plus de 80% des entreprises françaises utilisent des technologies open source. « Plus de 8 entreprises sur 10 utilisent des technologies open source, et 9 organisations sur 10 dans le secteur public.« , peut-on lire sur le site numeum.fr. De manière générale, les entreprises françaises sont également ouvertes à l’idée d’adopter des solutions open source : on parle de 2 tiers des organisations.

Etude open source e n France 2023
Source : Open Source Monitor France 2023

Ce qui motive les organisations à adopter l’open source

En ce qui concerne les motivations pour l’adoption de l’open source, il y a la bonne réputation associée à l’open source, ce qui va de pair avec les autres motivations principales : la stabilité, la sécurité, le coût et la « marque employeur ». Le fait de rendre une application open source permet d’être transparent vis-à-vis du code source de l’application, car il est accessible par tout le monde, ce qui facilite également la découverte et la remontée de vulnérabilités.

À cela s’ajoutent bien sûr les fonctionnalités de l’application et sa capacité à s’intégrer avec l’infrastructure existante. Si la licence le permet, l’entreprise pourra également adapter la solution à ses propres besoins afin d’avoir des fonctions sur-mesure. C’est un point très important, car ceci est plus difficilement envisageable avec une solution propriétaire. À ce sujet, l’étude précise qu’un tiers des organisations adapte le code source pour un usage interne.

Sachez également que pour 9 entreprises sur 10, l’open source est considéré comme un atout majeur pour la souveraineté numérique de la France, mais également de l’Europe. De plus, 80% des organisations du secteur privé estiment que l’open source joue « un rôle d’accélérateur ou de facilitateur pour la transition énergétique et écologique« .

Les freins à l’adoption de l’open source

Aujourd’hui, les principaux freins évoqués dans cette étude sont la crainte en matière de stabilité, le besoin en formation et le manque de spécialistes.

Rappelons qu’une solution open source, bien qu’associée à un esprit communautaire, n’est pas nécessairement une solution gratuite ! De nombreux éditeurs proposent des communautaires gratuites de leurs solutions (une version Community, par exemple), mais également des versions payantes avec plus de fonctionnalités, ainsi que du support technique, etc… Il semble qu’il y ait toujours un amalgame sur le sujet.

Par ailleurs, les sociétés de services spécialisées dans les solutions open source avec les compétences en interne pour installer, configurer et assurer le support jouent un rôle important et elles sont en quelque sorte un relais idéal pour les organisations qui souhaitent adopter ces solutions. Les résultats de l’étude vont dans ce sens : 80% des organisations font appel à une ESN pour le développement, l’intégration et l’externalisation des technologies open source.

En 2023 en France, quels sont les 10 métiers de l’IT les mieux payés ?

Le domaine de l’IT est vaste et il regroupe un ensemble de métiers correspondants à différents sous-domaines d’activités. Entre le développement, l’administration système, la cybersécurité, le DevOps, etc… Il existe de nombreux métiers. Découvrez les métiers où le salaire est le plus élevé !

Au moment de choisir un futur poste, nous évaluons différents critères. Il y a bien sûr l’aspect financier faisant référence aux salaires et autres avantages éventuels, mais également les missions et rôles associés au poste, l’environnement de travail, la localisation, la flexibilité, sans oublier la réputation de l’entreprise. D’ailleurs, à ce sujet, il existe des sites spécialisés comme GoWork.fr qui permettent d’obtenir des avis sur les entreprises. Ces avis sont mis en ligne, de façon anonyme, par des salariés en poste ou d’anciens salariés de l’entreprise en question, qu’elle soit basée sur Paris ou ailleurs en France.

Parlons maintenant des salaires dans l’IT. Le Groupe Robert Half a mis en ligne la nouvelle édition de son guide des salaires avec une section consacrée aux tendances et aux salaires par spécialisation. Parmi les spécialisations étudiées, nous retrouvons la finance et la comptabilité, l’IT et le digital, les fonctions support spécialisées ainsi que le RH, le juridique et le fiscal. Vous pouvez retrouver ce guide en libre accès sur le site du Groupe Robert Half.

Il est important de préciser que cette étude s’appuie sur des données recueillies auprès de 1 500 personnes : 500 employeurs et 1 000 employés, que ce soit des dirigeants, des responsables du recrutement et des salariés français. En ce qui concerne les typologies d’organisations, il s’agit aussi bien de PME, que de grandes organisations du secteur public, ou encore d’entreprises privées et cotées en bourse.

Gouvernance du SI, cybersécurité et développement en tête de liste

Grâce au contenu de cette étude, nous pouvons savoir quels sont les 10 métiers de l’IT les mieux payés cette année ! Pour certains métiers, notamment dans le domaine de la cybersécurité, il y a un manque de candidats et il y a énormément de postes à pourvoir. Ainsi, la concurrence peut s’avérer intense entre les entreprises, ce qui peut avoir un avantage pour les candidats : l’augmentation des salaires.

Voici le « Top 10 » en France dans le domaine de l’IT, en prenant les salaires annuels des débutants (vis-à-vis du poste visé) et en faisant la moyenne au niveau national !

  • Directeur des Systèmes d’Informations (DSI) : 100 000 euros
  • Responsable Sécurité des Systèmes d’Information (RSSI) : 80 000 euros
  • Directeur de projet : 65 000 euros
  • Architecte logiciel : 60 000 euros
  • Responsable Infrastructure IT : 60 000 euros
  • Chef de projet MOA / AMOA : 55 000 euros
  • Responsable SI : 55 000 euros
  • Ingénieur DevOps : 55 000 euros
  • Lead Développeur : 55 000 euros
  • Expert Cybersécurité : 50 000 euros

En ce qui concerne l’interprétation, voici ce que précise le Groupe Robert Half : « Les salaires de départ sont séparés en percentiles. Les facteurs correspondant à chacun s’appliquent lors de l’élaboration ou de la proposition d’une offre d’embauche. Les grilles de salaires indiquées n’incluent pas les bonus, avantages ou bénéfices.« 

Personnellement, je ne suis pas surpris par les deux premières places de ce classement, mais pour le reste il y a tout de même des choses étonnantes ! J’ai même envie de dire qu’il manque certains métiers, totalement invisibles dans cette étude : ingénieur système et réseau, pentester, consultant, ou encore analyste SOC.

À chaque fois, l’étude précise les salaires pour les débutants (profil junior), les personnes avec une expérience intermédiaire et les profils expérimentés. Le guide intègre également une notion de « variante régionale » pour tenir compte de la variation des salaires entre Paris et les villes en province. Par exemple, il conviendra d’ajouter 5% pour Paris, de retirer 5% pour Marseille et Lyon, et de retirer 10% pour Lille, Nantes ou encore Toulouse. A vos calculatrices !

Au-delà des salaires, les employeurs cherchent à convaincre les candidats en ajoutant des avantages afin de rendre les conditions de travail plus agréable et être plus flexible afin qu’il soit plus facile de trouver un équilibre entre vie personnelle et vie professionnelle. En effet, le bien être est essentiel si l’on ne veut pas finir avec un burnout au bout de quelques mois ou quelques années.

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